Ce matin, je me pose sur un fil électrique, là où le vent fait des blagues aux feuilles. J’aperçois une plume… pas la mienne. Elle est blanche, toute légère, comme un petit nuage tombé du ciel. Je la prends dans mon bec, un peu hésitant, comme si je tenais un secret.
Un vieux moineau passe en claquant du bec. Il me regarde et dit, un peu bourru :
— C’est pas à toi, ça.
Je lui réponds rien, parce que parler avec un moineau, c’est comme discuter avec un vieux journal : ça sent la poussière et le temps qui s’envole.
En dessous, y a une terrasse de café. Les humains boivent des trucs chauds et font des bruits bizarres avec leurs bouche. Une dame rit fort, son rire fait des bulles dans l’air, des bulles qui éclatent en odeurs de pain grillé. Un monsieur jette un sac plastique qui danse avec le vent… Le sac, il fait comme un papillon qui a perdu ses couleurs. J’me demande s’il est triste, le sac.
Un enfant me regarde, les yeux grands ouverts. Il me tend la main, mais trop vite, alors je m’envole, la plume blanche toujours coincée dans mon bec. Peut-être qu’il croit que je suis une étoile tombée, ou un messager. J’écris ça dans mon carnet invisible : Les enfants ont des yeux qui attrapent les secrets.
Plus loin, un chat flippant s’approche. Il me fixe comme si j’étais un sandwich sur pattes. Je détourne les yeux, pas envie de finir en plat du jour. Le chat, lui, il cligne des yeux lentement, comme s’il me lançait un sort d’énigme.
Je regarde la plume encore une fois. Elle ne ressemble pas à mes petites plumes jaunes. Elle est douce, mais pas la bonne couleur. C’est bizarre, une plume qui n’est pas à soi… C’est comme un mot qu’on ne connaît pas, ou un rêve qui ne vient pas de soi.
En contemplant cette plume singulière, l’esprit vagabonde vers des souvenirs d’envols passés. Chaque plume raconte une histoire, une aventure, et fait écho aux rêves d’un ciel sans limites. Ce sentiment de découverte se retrouve dans l’article J’ai raté mon envol et tant mieux, où l’auteur évoque l’importance des chemins imprévus. Ces chemins, bien que parfois déroutants, ouvrent la voie à des réflexions profondes sur soi-même et sur les rencontres inattendues.
La pensée de l’hirondelle, rapide et insaisissable, rappelle que chaque passage laisse une empreinte, un souvenir fugace. Cette plume pourrait être un symbole de ces instants précieux, des messages que la nature nous envoie. En se penchant sur ces éléments, il devient possible de déchiffrer les mystères de ce monde et de se connecter à quelque chose de plus grand. Qui sait quelles révélations se cachent derrière cette plume ? Peut-être que le prochain vol vers l’inconnu pourrait bien être le début d’une nouvelle aventure.
Je pense à l’hirondelle que j’ai vue hier. Elle volait si vite, si loin, qu’elle emportait le soleil avec elle. Peut-être qu’elle a laissé tomber cette plume en route, une petite preuve qu’elle est passée. Ou alors c’est une lettre d’un oiseau inconnu, un message secret que personne ne comprend.
Je me demande si les plumes ont des souvenirs. La mienne, elle garde mes vols, mes chutes, mes miettes volées. Mais celle-ci ? Elle a peut-être vu des tempêtes, des champs d’étoiles, des jardins où personne ne va jamais.
Je me pose enfin sur un banc. La plume blanche repose à côté de moi, comme un trésor étrange. Le vieux moineau revient, il me regarde avec un œil malin :
— Tu vas la garder, hein ?
— Peut-être…
Je ne sais pas encore. Mais j’écris dans mon carnet invisible que j’ai trouvé une plume qui n’est pas à moi, et que ça fait du bien d’avoir un mystère à tenir.
Le vent chante une chanson sans paroles, et moi, j’essaie de la comprendre…
Ah, et si tu veux voir comme c’est trop bien de trouver des petites choses à soi et pas à soi, regarde ça, c’est un peu comme ma plume : Trop bien
… Bon, faut que j’essaie de voler maintenant. Pas sûr que la plume m’aide, mais on peut toujours rêver.





